COMMENT RESISTER AU STRESS ET A LA PRESSION ?

Cet article est un outil concret en 6 points pour te permettre de prendre du recul par rapport au stress ambiant et à la pression que tu peux vivre chaque jour. Nous le vivons tous et de plus en plus, d’où la croissance exponentielle des thérapies liées à ce phénomène. Je ne suis pas thérapeute, je souhaite te donner quelques pistes de réflexions personnelles à ce sujet.

 

Comment resister au stress et a la pression

 

Pour bien commencer :

 

Pour bien débuter je propose de lire le passage suivant :

« La Bible – Ecclésiaste 4 v 4 J’ai vu également ceci : les gens se fatiguent et veulent réussir dans leurs activités uniquement pour dépasser les autres. Cela non plus ne sert à rien, autant courir après le vent ! 5 C’est vrai, le sot qui ne fait rien se laisse mourir de faim. 6 Mais un peu de repos au creux d’une main vaut mieux que deux mains pleines de travail, d’un travail qui est course après le vent. 7 J’ai vu encore une situation stupide sous le soleil : 8 Il s’agit d’un homme complètement seul. Il n’a pas de fils et pas de frère. Il n’arrête pas de travailler, il a toujours envie d’avoir plus de richesses. Pourtant il se demande : « Je travaille pour qui ? Je me prive de bonheur pour qui ? » Cela non plus n’a pas de sens, c’est une mauvaise façon de passer le temps. »

J’aime beaucoup ce passage qui permet de relativiser ce que l’on peut entendre et vivre par rapport à son travail. Il est nécessaire de travailler pour vivre par contre il ne faut pas vivre pour travailler. On peut également tous se reconnaître dans l’homme qui n’a pas de fils ni de frère dès lors que nous faisons passer notre couple, nos enfants et notre famille après notre travail.

Je ne vais pas développer plus, je te conseille d’arrêter la lecture un court instant pour réfléchir personnellement par rapport à ce texte. Où en es-tu ?

 

Pourquoi es-on stressé et sous pression ?

 

La cupidité

Je ne mâche pas mes mots avec ce premier point mais j’ai constaté que nous pouvons facilement être sous pression par cupidité. Nous souhaitons posséder plus, être plus que les autres, plus de moyens, plus de pouvoir, plus de responsabilité, plus plus plus…

Ce point a été abordé dans la première partie du texte de la bible que nous avons lu ensemble et la conclusion est : autant courir après le vent. En effet, dès que nous avons plus de quelque chose, nous souhaitons encore plus d’autre chose et la course ne s’arrête jamais.

Une question très efficace que j’aime me poser avant d’entamer un projet ou une action est pourquoi je le fais, qu’est-ce qui au plus profond de moi me motive pour cela ? Si tu constates qu’il s’agit d’être plus qu’un autre ou pour avoir plus de quelque chose, je te conseille de revoir ce projet ou cette action et de bien penser à tes motivations.

 

La société

 

La société dans laquelle nous évoluons ne nous aide pas dans ce domaine, c’est bien le contraire. Elle met en avant des exemples de réussite, veut promouvoir des standards de beauté, nous vante les bienfaits de l’efficacité personnelle… Dès notre plus jeune âge nous avons été confrontés par notre système scolaire à la performance comparée aux autres. Si nous avons pratiqué des activités sportives, c’est la même chose. Une fois que nous avons mis le pied dans le monde du travail, c’est encore la même chose. Tout est fait pour que nous souhaitions « passer devant l’autre » voire même l’écraser pour prendre sa place.

Cette notion de comparaison les uns par rapport aux autres est omniprésente. Nous avons donc la pression par rapport à nos contemporains pour « être à la hauteur ».

Il a été démontré que les personnes qui sont régulièrement encouragées ont plus confiance en eux et souvent peuvent faire plus. Mais pourquoi donc est-ce qu’on se permet de comparer dès le plus jeune âge au lieu d’encourager ? Je suis convaincu que si nous faisions plus attention à la personne nous n’aurions pas autant de soucis.

 

La mondialisation

Aujourd’hui le monde est un village. J’apprécie particulièrement cette expression parce qu’elle permet de comparer le monde dans lequel ont vécus nos grands-parents (ou arrière grands-parents) à celui dans lequel nous vivons aujourd’hui. Avant il était assez simple d’imaginer le monde. Actuellement, c’est trop vaste pour que nous puissions l’imaginer, le conceptualiser et nous sommes donc submergés. Ne prenez pas mal ce que je raconte, je ne suis pas du tout dans le « c’était mieux avant », je constate simplement qu’avec tous ces progrès nous avons à repenser notre façon de voir les choses.

Tout est affiché, tout est connecté, et au lieu de prendre comme référence quelque chose de local avec des similarités régionales, nous avons le monde entier comme référence. Si je reviens au paragraphe précédent, nous cherchons à nous comparer au monde entier. La pression est donc grande surtout lorsque l’on parle de cultures différentes, de religion différente… En effet chacun peut avoir des approches différentes des conceptions différentes, des cadres de références différents.

 

La performance

Les innovations, les gadgets nous vantent les mérites de nous rendre efficace. Nous croyons qu’il est possible de faire plusieurs choses en même temps avec un ordinateur, un smartphone et une réunion par exemple. Combien de personnes j’ai vu pianoter sur un téléphone ou un clavier en réunion. Nous croyons que l’instantané des messages, des emails nous rend plus productif, nous croyons que faire plusieurs choses à la fois nous rend efficaces. En fait c’est bien tout le contraire.

Lorsque nous sommes interrompus, nous devons prendre le temps de reprendre la réflexion pour revenir là où nous en étions. Nous devons poser une question pour rattraper le fil de la discussion ou bien simplement ne pas la rattraper du tout et perdre le fil.

Je prends l’exemple des notifications d’emails sur un écran. A chaque notification nous nous sentons presque comme obligés de la lire, ce qui nous interrompt et nous devons donc nous reconcentrer. Quel déploiement d’effort nous demandons à notre cerveau alors qu’il serait si simple de faire une chose après l’autre. N’êtes-vous pas d’accord que la plupart des emails peuvent attendre une demi-journée ? Pas étonnant que la plupart d’entre nous rentrent fatigués le soir ne souhaitant rien d’autre que ne plus avoir à réfléchir. Nous devenons alors de « braves » personnes qui suivent le mouvement ne nous positionnant pas et nous avons le stress du quotidien qui nous rattrape à chaque nouvelle journée.

 

La pression des autres

Le dernier point que je souhaite aborder dans cet article est la pression des autres. Qu’elle soit consciente ou inconsciente. D’un côté face à certaines personnes nous nous mettons la pression pour bien paraître, pour faire bonne figure. D’un autre côté nous certaines personnes peuvent nous mettre la pression souvent par leur autorité. Cette autorité peut être hiérarchique et admise mais aussi non dite, quelqu’un qui se place au-dessus de toi et qui se met à te mettre la pression.

Avec ces personnes avec qui nous ressentons la pression je dirai que nous avons deux choix qui s’ouvrent, à toi de choisir le plus adéquat : Le premier est de ne plus fréquenter ces personnes et le deuxième de lui en parler ouvertement. Tu vas me dire, facile à dire je sais que ce n’est pas simple à faire. Dans le cas d’un travail on ne peut pas le quitter comme cela ou changer de secteur aussi facilement. S’il s’agit de quelqu’un de ta famille cela devient très complexe. La deuxième solution est donc d’en parler à cette personne. Pour parler à quelqu’un de ce que nous ressentons je te conseille d’exprimer tes sentiments et de parler en « je ». Je ressens, j’ai l’impression, je vis ceci, cela… Ne jamais utiliser le « tu » ou le « vous » car ton interlocuteur se sentirait pris à parti et risquerait de mal le prendre. Si tu parles uniquement de toi et de ton ressenti il ne peut pas de contredire, il n’est pas toi. Il pourra juste essayer de minimiser et c’est là que tu pourras proposer d’essayer un autre moyen de faire pour que tu ne ressentes plus la pression. Vaste programme n’est-ce pas ?

 

Comment faire ?

 

Dans ce paragraphe, je souhaite te donner quelques pistes concrètes pour prendre du recul et de la distance par rapport au stress et à la pression.

Prends du recul

Le premier est donc forcément de prendre du recul par rapport à ce que tu vis. Je te conseille de te poser la question suivante si tu ressens de la pression : Et si je ne le fait pas, qu’est-ce qui est le pire qui pourrait arriver ? Tu constateras souvent qu’en fait le pire n’est pas aussi grave que tu le pensais sur le moment et si tu laisses les choses arriver tu constateras que souvent ce n’est pas le pire que tu as pu imaginer qui arrive.

 

Choisis tes informations

Tu es abreuvé de toutes sortes d’informations, visuelles, auditives, sensitives… Tu as le droit (et je dirai même le devoir) de sélectionner les informations que tu souhaites recevoir. Pourquoi parfois ne pas couper la radio dans la voiture ? Cela te permet par exemple de prier ou de penser à quelque chose qui te tiens à cœur. Pourquoi ne pas couper plus souvent la télévision ? Pourquoi constamment attendre la dernière notification Facebook pour apprendre qu’un tel ou un tel a acheté de nouvelles chaussures ?

 

Ne subis pas ton portable

Aménage-toi du temps sans ton portable, des temps où tu n’es pas joignable. Apprends à le couper (surtout la nuit) et aussi pendant des moments que tu souhaites offrir à la personne qui est en face de toi ou que tu souhaites t’offrir à toi même. Si tu sais dans une discussion que les portables sont coupés, tu verras que la qualité de ton échange en sera améliorée. Si tu t’offres un temps sans portable, tu verras que ta réflexion ne sera pas polluée et tu pourras penser plus loin. Essaies et tu verras. C’est juste difficile les quelques premières fois, ensuite tu en redemanderas.

 

 

Pourquoi vouloir faire comme les autres ?

On a souvent tendance à vouloir ce que les autres ont ou ce qu’ils font. Certains de ces désirs sont bons s’ils nous permettent de grandir. Mais d’un autre côté on idéalise facilement leur situation en omettant de voir les points les plus difficiles. Qui n’a jamais rêvé d’être une star connue et reconnue ? En y pensant d’un peu plus près pour les quelques heures où leur vie est agréable, est-on prêt à subir la pression médiatique, des critiques à tout va, des personnes mal intentionnées… ? Pour ma part je ne le suis pas.

Je te conseille de toujours te poser la question des points positifs et négatifs. Tu verras que souvent cette technique permet de mettre pas mal de choses en perspective.

 

Tu n’es pas inférieur

Nous sommes tous égaux devant Dieu, crée à son image, nous sommes tous humains. Il n’y en a pas qui sont supérieurs à d’autres. Certains ont plus de responsabilités que d’autres, très bien. Dans la bible il est dit qu’ils devront en rendre compte à plus forte raison. Mais ce n’est pas pour autant qu’ils sont supérieurs à qui que ce soit. En tant qu’être humain nous avons tous les mêmes besoins. Je te laisse un petit truc : Si tu es intimidé par une personne tu peux te dire que cette personne a, comme toi, les mêmes besoins physiologiques, les mêmes besoins de reconnaissance de la part des autres et c’est peut-être toi qui le lui donneras au moment de la rencontrer.

Crées du lien, échanges

Il est toujours bon de créer des espaces d’échange, des espaces de lien avec d’autres personnes. Il est toujours bon de pouvoir partager avec quelqu’un le stress que nous vivons ou la pression que nous subissons. Déjà nous nous sentons mieux car nous partageons le poids à deux.

Certains ont plus de relations que d’autres et aussi plus de facilités de nouer du lien, c’est un fait. Je m’adresse particulièrement à toi si tu as du mal ou des difficultés à créer du lien, un endroit vraiment adapté pour cela est une église et une paroisse chrétienne quelle que soit sa confession. Tu y trouveras des gens prêt à échanger avec toi et t’écouter (même si bien sûr le premier contact ne sera peut-être pas un échange en profondeur je te l’accorde).

 

N’oublies pas de rire

Cela paraît simple comme cela, mais combien de personnes je croises qui ne rigoles pas au quotidien ? Si c’est ton cas, je t’encourage vraiment à prendre du temps pour rire. Tu verras cela permet de prendre du recul par rapport à ce que tu vis. Ne te prends pas trop au sérieux, toi aussi tu as besoin aussi de sas de décompression. En plus cela génère de la bonne humeur autour de toi et cela ne peut que renforcer tes relations.

 

Et enfin, pries

J’entends autour de moi de plus en plus parler de méditation, de yoga et autres activités qui permettent de réduire le stress. J’aimerai t’en propose une autre qui te permet en plus d’être en relation avec le créateur de l’univers et elle s’appelle la prière. Jésus à la croix a permis que nous puissions prier Dieu et l’appeler père. Nous pouvons échanger avec lui et cela vaut plus que toutes les activités du monde.

 

A Propos de l’auteur :

L'AUTEURJe m’appelle Nathanaël, je suis marié depuis 2004 et père de trois enfants. Depuis plusieurs années je suis engagé localement, dans un groupe de musique, dans ma paroisse et dans mon travail à temps plein. C’est de cette expérience riche que je souhaite partager avec toi des pistes pour oser vivre ta vie et ton appel.

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